Hannibal RENBERG est né et vit à Paris.

Après avoir longtemps pratiqué la photographie argentique et réalisé lui-même ses tirages dans une petite chambre noire de fortune, il n’utilise plus désormais que son smartphone pour capter des scènes de rue. Il a exposé ses Iphoneographies à Paris et à Marseille.




EXPOSITIONS

- 2016 : Les Docks Village. 10, Place de la Joliette 13002 Marseille.

- 2016 : Galerie Jeanne LEVESQUE. 6, rue de l’Université 75007 Paris.

2015 : Mobile Camera Club. 56, rue La Bruyère 75009 Paris.

2015 : WOODEN Gallery. Les Voûtes de la Major. Quai de la Tourette 13002 Marseille.

- 2015 : Espace JAL. 8, Boulevard Notre Dame 13006 Marseille.

2015 : Galerie Jeanne LESVEQUE. 6, rue de l’Université 75007 Paris..

2014 : Galerie Yvan ROYER. 41, rue Saint Georges 75009 Paris.

2014 : Exposition collective à La Jetée. 37, rue Vincent Scotto 13001 Marseille.

- 2013 Galerie Yvan ROYER. 41, rue Saint Georges 75009 Paris.

2013 : Exposition collective à La Jetée. 37, rue Vincent Scotto 13001 Marseille.




LA PHOTOGRAPHIE MOBILE

Il y a presque autant d’appareils pouvant prendre des photos connectés sur Internet en 2015 que d’individus sur terre ; il y en aura plus de 9 milliards en 2020, selon Ericson. Autant dire que ce sont autant de photographes amateurs qui vont tenter leur chance sur les réseaux sociaux avec un selfie, une photo souvenir de vacances, de paysages, de couchers de soleil (un nombre impressionnant de couchers de soleil), de la grand-mère mourante ou d’un scan de photo de classe retrouvée dans un carton à dessin d’enfant, voire des petites vidéos ou des teasers mettant en scène des proches lors de rencontres familiales ou coquines.

Ce sont des instants de vie pour lesquels chacun veut son quart d’heure de célébrité qu’Andy Warhol n’avait pas imaginé comme ça dans les années 80. Les auteurs de ces moments figés, qui peuvent être transformés à l’infini grâce à Photoshop ou autres logiciels de traitement d’images, sont-ils pour autant des photographes ? Les professionnels de la photographie jurent que non. Mais passés bon gré mal gré de la pellicule argentique au numérique plus rapide et immédiatement transmissible, photographes de presse ou de mode, ils utilisent parfois leur téléphone portable pour fixer un instant et en font des portfolios.

En fait, être photographe, c’est avoir l’œil  photographique. C'est-à-dire d’être en capacité intellectuelle de saisir immédiatement le bon angle, la belle attitude, la pose. De les capter au sens de « captation », malheureusement traduit par « live » (en français dans le texte !). Parfois, le photographe de plateau saisira une image qui ne sera pas dans le film ; il aura capté un instant, avant le lancement du « moteur », qui résumera la scène et sera gardée pour la promotion. Certains grands, pour avoir raté ce moment magique de l’instant, ont tenté de le recréer et demandé à un couple de refaire à nouveau ce baiser ou à un enfant de retaper sa balle… avec le succès que l’on sait.

Hannibal Renberg fait partie d’une génération du tout numérique. Il s’est surpris à photographier avec son téléphone et à s’apercevoir que ces clichés avaient un signifiant ; bref qu’il avait un œil certain. Emile Zola, Louis Aragon, Max-Pol Foucher, Pierre-Jean Jouve, Jean-Paul Sartre, Albert Londres, Blaise Cendrars et tous les poètes qui ont arpenté Paris ou Marseille ont écrit, décrit, raconté ce qu’ils voyaient, ce qu’ils ressentaient. Hannibal Renberg s’est senti une même envie, toutes proportions gardées, avec le désir aussi de faire partager ses émotions, son humour, sa dérision par l’image. Ses photos intemporelles et hors de tout contexte local n’ont d’intérêt que par le regard que le spectateur leur porte. Un reflet de notre société. Sans autre ambition.

N’en déplaise aux pros de la photographie qui avaient aussi en leur temps décrié le polaroïd, revenu au gout du jour après un long purgatoire. Parallèlement à ce nouvel engouement pour les instantanés de vie capturés à l’aide de téléphones portables appelé Iphonéographie se développe aussi la mode de la lomophotographie. Il s’agit de boites à images sur le modèle du vieux Brownie Flash des années 50 pour des photographies aléatoires. Un procédé plus long à partir de pellicules argentiques 6x6, qui a son fan club. Clic-Clac, merci Kodak. Mais c’est un autre sujet.

Antoine Lazerges

Galerie "et moi et moi", Espace Jal, Marseille 



PRESS :


PHOTO MAGAZINE : juillet-août 2015

Publication d'une photographie (Mucem Marseille 2015, ref: S2.5) dans le cadre, d'un article sur "Les Buzz de la photo mobile"

Le smartphone est un outil parfait pour jeter son dévolu sur des inconnus et saisir l'instant décisif dans la rue. Née au XIXè siècle avec Eugène Atget, l'esthétique du surgissement a acquis ses lettres de noblesse avec Henri Cartier-Bresson et Robert Franck, puis connu un âge d'or dans les années 60-70, sous l'impulsion de Helen Levitt, Lee Friedlander, Garry Winograd... Avec la généralisation du téléphone mobile et de l'usage des réseaux sociaux, de nouveaux photographes de rue d'imposent sur la scène artistique. Tiny Collective ou le projet #EverydayAfrica et ses déclinaisons dans le monde entier renouvellent un genre qui était quelque peu en perte de vitesse.

FORBES : avril 2014

Frenchman Hannibal Renberg's love affair with photography goes back to his student days shooting with a Minolta SLR and developing rolls of film in his Paris apartment. Today, he shoots exclusively with an iPhone, documenting his fellow Parisians as they go about their daily lives and try to catch the unusual, or find moments of emotion. He says "I especially love the contrast between advertising and people." Indeed, the fashion and beauty ads of Parisian window displays, bus stops and metro stations provide both humorous and poignant juxtapositions with Renberg's subjects. Shooting in black-and-white, Renberg favors Hipstaminic as his camera app and uses Snapseed to edit his images. 

Renberg in an active participant in the French mobile community, serving as a judge in last year's Paris Mobile Photography Awards. His iPhone images have been exhibited in galleries, with a new show set to open in Paris next month.


L'OBS : aout 2015

Hannibal Renberg, 44ans, vit "entre Paris et Marseille" et produit ce que certains appellent de l'IPhonéographie, soit des photos uniquement prises avec un iPhone. Peu connu en France, malgré plusieurs expositions, il figure pourtant comme l'un des quatre instaurateurs essentiels de la photographie de rue dans le classement du magazine "Forbes". Son travail, souvent en noir et blanc, est fait d'instantanés où l'absurde et le comique côtoient l'émotion et la poésie." J'aime particulièrement saisir le contraste entre des affiches publicitaires et des gens ordinaires" explique-t-il. Dans une autre vie, Hannibal avait vainement tenté de vivre de sa passion : "A 20 ans, je travaillais en argentique, mais la concurrence était rude", explique-t-il. Il y a quatre ans, il rejoint la communié d'Instagram, à l'époque essentiellement composée d'amoureux de la photo, amateurs ou professionnels. "Je me suis rendu compte que l'iPhone faisait des photos de bonne qualité et je m'y suis remis. Ce qui est bien avec ce réseau, c'est qu'on a tout de suite un retour. Le mauvais côté des choses, c'est que les utilisateurs ont tendance à se copier les uns les autres." 

FEMINA : juin 2015

Hannibal Renberg présente "Iphoneographies de rue." Ce piéton aime déambuler dans la ville et débusquer l'inattendu.


POLKA : novembre 2015

Féru de photographie depuis son plus jeune âge, Hannibal Renberg a toujours été attiré par l'inattendu et l'absurde. C'est encore ce qui l'inspire quand il se balade dans les rues de Paris. "On y croise une foule de personnages décalées, hors normes. Un contraste avec un univers où la pub est omniprésente", explique-t-il. Cet oeil singulier a déjà séduit 31700 fans et le magazine américain "Forbes", qui l'a nommé parmi les quatre intégrateurs de rue à suivre.


LA PROVENCE : mai 2015

Les "Iphoneographies" d’Hannibal Renberg. Du 15 juin au 14 juillet, le photographe de rue Hannibal Renberg exposera à l’Espace JAL (6e) des clichés réalisés avec... son iphone ! Et ce au gré des rues de Paris et de Marseille. Un regard singulier et inédit sur ces deux villes, de la part d’un artiste que les Marseillais connaissent déjà bien. Il avait notamment exposé en 2013 et 2014 à La Jetée, la galerie du cinéma Les Variétés.